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Les étapes 2005
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| Etape 13 : Saint-Louis 17,18 et 19 Mars Première Journée : Jeudi 17 Mars La Mission Catholique de Rosso reçoit ses dons et nous quittons la ville vers 10 Heures. Triste spectacle de rues sableuses et jonchées de détritus. Les gens semblent agressifs. L’environnement paraît inhospitalier. Un endroit plus propre et festif annonce la visite d’une autorité. Sourire d'une jeune "Fatou" Les « fatous » ont mis leurs tenues colorées. Un petit coup d’œil dans le rétro et au revoir, les quatre véhicules virent à gauche vers la piste en terre. Le cinquième véhicule est resté à Nouakchott victime de la transaction qui voulait que la 309 soit mise de suite à la disposition de l’acheteur. Au départ, l’appréhension existe quand au passage du poste frontalier. Malgré les correspondances avec l’Ambassade du Sénégal, les Ministères de la Santé et de la Condition Féminine, aucun retour écrit ne nous est parvenu et la réglementation en vigueur risque de nous clouer à la frontière. La piste de terre s’étire sur plus de 80 Kms et se fait soit sableuse, soit « tôle ondulée » avec bien des fissures. Autant dire que la moyenne n’est pas élevée, ce qui nous laisse le temps de découvrir la faune du parc national que la piste longe tout au long de son parcours.(pélicans,hérons, aigrettes,quelques phacochères etc..). Les formalités douanières côté mauritanien sont simples. De l’autre côté du fleuve, c’est plus rigide et le douanier, intransigeant, s’appuie sur son règlement. D’ailleurs, d’autres membres d’association, allemande pour la circonstance, campent depuis 3 jours devant le poste douanier. Devant cette rigidité, nous utilisons tous nos contacts téléphoniques pour essayer de faire valoir l’argument « humanitaire ». Après beaucoup de temps et de patience (6 heures), le feu vert est obtenu. Armand libère le convoi du poste douanier Nous reprenons la piste pour atteindre St Louis vers
20 heures et rejoindre « la Maison d’Afrique » pour
y prendre pension. Surprise, malgré les précautions prises,
la pension est complète. Tout s’arrange après vérification
des désistements en cours. Ouf ! Une bonne douche efface la tension
de l’après-midi. Seconde Journée : Vendredi 18 Mars Hier soir, au poste frontière de Diama, les autorités nous avaient demandés de reprendre contact avec le bureau des douanes de St Louis. Pourquoi ? Confirmation des intentions de la veille, Message de bienvenue !... rien de tout çà. Il est question du chargement des camions. Est-ce que la demande de dédouanage a été faite par les bénéficiaires des dons ? La réglementation veut que les dons humanitaires soient considérés de la même manière que des ressources standards. Nous convoyons vers l’Hôpital de St louis et nous distribuons les équipements sous le contrôle de la douane. Début de livraison à l'Hôpital St Louis Par contre, ce qui est destiné pour Thiès et Sadio intrigue les douaniers qui ne souhaitent laisser les camions partir dans ces directions sans un document officiel que nous ne possédons. La direction de l’hôpital organise un réunion tripartite (A.S.F. ,hôpital et douane en la personne du responsable régional). Les arguments des uns et des autres s’affrontent malgré la tentative de médiation des gens de l’hôpital. Le colonel des douanes est inflexible : les camions ne pourront aller vers le sud sans un document officiel qui atteste que les dons sont bien destinés à telle ou telle autre association. Nous proposons qu’une autorité douanière vienne sur les lieux de livraison vérifier le contenu comme il vient d’être fait pour l’hôpital. Inflexibilité du colonel devant notre proposition. Les camions sont cloués à St Louis, en attendant une alternative à construire. La déception est forte. Les sentiments d’injustice et d’amertume s’expriment. Le cœur parle. «C’est l’échec ». Les réactions ne se font pas attendre. Aucune décision n’est prise « à chaud », mais nous savons que sans un coup de pouce de la chance, nous avons peu de chance de voir Sadio. Sinon, la possibilité de remonter vers la Mauritanie avec le reste du chargement est possible. Le cadre de St Louis nous aide à supporter la déception.
L’après-midi de ce vendredi va être consacrée
à contacter nos interlocuteurs (bénéficiaires,
intermédiaires dans les ministères de la Santé
et de la Famille). Une sage résolution dans ce débat :
garder son calme parce que le flou des conversations n’aide pas
à entrevoir une solution. Pourtant on nous affirme que les autorités
reprendront l’étude du dossier dès Lundi matin.
Un Directeur de cabinet est formel. Il y aura un dénouement favorable.
Le Sénégal vit à la française avec un Week-End
de 2 jours. Troisième et Quatrième Journées : 19 et 20 Mars Eh bien ce sont des moments réservés au tourisme. St
Louis est une ville agréable qui offre à nos yeux son
passé colonial et à notre palais ses plats épicés
(yassa, tiboudiène). L’océan montre aussi la force
de ses rouleaux qui empêche pratiquement toute baignade. Le sable
est très beau mais n’échappe pas à la règle
des détritus qui font le bonheur des crabes. Le lieu de rendez-vous
est l’hôtel de la poste, à la sortie du pont Faidherbe,
qui a servi de cadre au tournage d’un film français en
1981 « Coup de torchon ». Les taxis font la navette entre
notre pension de famille et le centre ville. Les « marchands »
nous sollicitent continuellement. Les jeunes femmes sont gracieuses.
C’est St Louis.
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