| Etape 15 : Nouakchott–Retour –
22 et 23 Mars
La Mission catholique de Rosso est le premier bénéficiaire
des impossibilités rencontrées de l’autre côté
du fleuve. La matinée a été consacrée au
déchargement de fauteuils pour handicapés, vélos,
vêtements, livres scolaires et de bibliothèque. Le Père
Prévost est ravi de remplir ses « abris » et d’en
faire profiter les sœurs voisines. Beaucoup d’activité
autour des 2 camions. Tout le monde participe. Les jeunes mauritaniens
y mettent du cœur. Tout se termine par un repas bien français,
puisque l’aide du Père nous prépare un accompagnement
« frites ».
Vers 15h30 nous prenons la route de Nouakchott. Beaucoup de villages
au bord de la route. De temps en temps nous marquons un temps d’arrêt,
juste le temps de vérifier que les femmes et les enfants, dont
on ne soupçonnait pas la présence, détalent en
direction des camions. Quelques cartons de denrées font leur
bonheur. Nous revoyons Nouakchott vers 20h dans les locaux du Centre
de Formation et d’Insertion Professionnelle, infestés de
moustiques.
Le lendemain, l’objectif est de distribuer le reste du chargement.
Le Directeur du Centre contacte les « centres sociaux »
de la ville. L’attente n’est pas très longue pour
que l’attribution des dons soit effectuée ; Nous véhiculons
la plus grosse partie vers un Centre de Santé à l’est
de la ville.
L’établissement « Tap Salam Diam » créé
en 1989 appartient à Caritas, emploie 30 personnes sur plusieurs
Projets Santé. Madame Fatimata Omar DIOP, sage femme de l’établissement,
nous commente la visite. Plusieurs activités autour de : l’accouchement,
les consultations médicales, le laboratoire d’analyse et
les vaccinations sans oublier le traitement de le malnutrition.
Elle donne quelques chiffres : Une centaine d’accouchements par
mois ; 25 000 consultations par an et des analyses concernant notamment
la tuberculose. Tout ceci réalisé dans un environnement
aux conditions sanitaires douteuses. Action Sans Frontière laisse
des lits médicalisés, des matelas des vêtements.
On pourrait imaginer amener tout simplement des produits sanitaires
et le matériel pour nettoyer. Dans ce type de lieu, c’est
la priorité, nous semble-t-il…Ensuite, il faudrait probablement
convaincre les acteurs de la nécessité de maintenir cet
endroit salubre.
Lorsqu’on parle avec Mr Dialo, le Directeur de Projet ou Mme Diop,
on se rend compte que leur priorité n’est pas celle-ci.
Tous les moyens dont ils disposent sont investis dans le domaine médical.
L’environnement est secondaire bien qu’ils comprennent nos
remarques.
La problématique est identique à celle des Centres de
Nouadhibou. Il existe un sujet de fond : « La propreté
» à quelque niveau que ce soit : la rue, l’habitation
(sanitaire),les établissements publics,etc…
Voila. Les camions sont vides. Leur nouveau propriétaire en
prend possession en fin de semaine. Un peu de tourisme avant la rentrée
Dimanche 27 ou Lundi 28
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