| Etape 6 : Laayoune-Dahkla Lundi 7 Mars
Village destiné aux SAHARAHUIS
Environ 500 Kms à parcourir dans un Nomansland. Nous passons
par le port de Laayoun dont la particularité est d’avoir
toutes ses habitations de coloris blanc et bleu par opposition aux habituels
ocre et beige. Ca rappelle le port d’Essaouira un peu plus haut
dans le Maroc du Nord.
La route est longue et un peu monotone. Nous nous arrêtons tout
près d’un village dont les habitations ont l’air
récemment construites mais inoccupées. Petite curiosité
: l’explication nous est donnée par un pompiste voisin.
Le gouvernement a réalisé ce petit hameau pour essayer
de développer l’activité pêche, aujourd’hui
réservée aux gens du Nord ou aux étrangers qui
viennent « prendre les ressources locales sans que les habitants
« saharahuis » en profitent » selon l’expression
de notre interlocuteur. L’élevage des chameaux reste plus
rentable. C’est un échec. Et pourtant l’océan
est très poissonneux tout le long des côtes marocaines
et mauritaniennes. Les quelques pêcheurs en activité se
mettent à flan de falaise et à l’aide de gaules
qui paraissent surdimensionnées et sortent des daurades, courbines
et autres gros poissons.
Un petit air de Bretagne
Nous en profitons pour descendre jusqu’au petit
village de pêcheurs flanqués au bord de la falaise et notre
ami Gérard découvre des rochers garnis de moules. Belle
aubaine pour varier le menu du soir.
Les
moules à Gérard ont du succès
Cette mer parait vierge de toute activité : maritime et touristique
sauf autour du port de Laayoune. Cette impression de pureté domine
surtout lorsqu’on arrive vers la presqu’île de Dakhla.
Le beu intense se détache du gris sableux sur les 40 Kms qui
mènent à la ville où nous bivouaquons dans le camping.
Le passage vers Dakhla rappelle un peu le goît de Noirmoutier.
Les îlots des alentours semblent restés en suspension au
dessus de l’eau. Mirage ! Oui : L’impression est saisissante.
Nous attendons avec impatience Nouadhibou pour finaliser notre mission.
C’est vrai que le Sud marocain est très long et parfois
monotone. Encore 360 kms avant le premier destinataire de dons. Un peu
de patience…
|