le bilan
Comme il était convenu, après ce " break " d'environ un mois qui a permis de prendre un peu de recul, il nous appartient de faire l'analyse de cet évènement de mars qui aura été pour tout le groupe un moment d'aventure et de passion et pour son entourage des jours … d'attente.
les anecdotes
Le bilan de l'expédition. Comme il était convenu, après ce " break " d'environ un mois qui a permis de prendre un peu de recul, il nous appartient de faire l'analyse de cet évènement de mars qui aura été pour tout le groupe un moment d'aventure et de passion et pour son entourage des jours … d'attente. Le projet était bien évidemment avant tout humanitaire, l'objectif étant d'acheminer 100 m3 d'équipements hospitaliers, scolaires, informatiques, vestimentaires, mécaniques et autres (machines à coudre, pèse bébés).

Quelques membres de l'équipe avaient déjà l'expérience d'un tel périple et de leur avis un projet de cette envergure devait nécessiter environ un an de préparation, et pourtant pour diverses raisons l'équipe d'Action Sans Frontière a réussi le pari de réaliser le montage de l'opération en 7 mois pour être prête le 2 mars, dernière date arrêtée pour le départ . C'est dire la volonté et l'efficacité de l'équipe à vouloir boucler les préparatifs et faire les derniers réglages dans cet espace temps qu'après coup nous jugeons tous trop court.

C'est ainsi que 13 hommes sont partis pour acheminer l'aide regroupée par tous les donateurs de la région et plus, vers les sept points de livraison prévus, à l'exception de Taroudant au Maroc, qui pour des raisons purement administratives n'a pu malheureusement bénéficier de notre manne. Que ce soit les gens de l'Hôpital de St Louis, de l'Association Caritas, des Frères de La Mennais, de l'Association St Louisienne pour la vue, ou des particuliers comme Marie-Noëlle à Thiès, ou Sœur Laurence à Nouadhibou, tous nous ont accueillis avec étonnement devant tant de fournitures, " C'est Noël avant l'heure " disait Sœur Laurence; avec aussi leurs moyens, pour certains bien modestes, leur gratitude et encore leur admiration devant nos véhicules qui ont pu franchir la barrière de sable.

Nous avons pu dialoguer, constater de visu les besoins, établir des liens par exemple avec une école de St Louis, le tout dans la convivialité, partage des repas, " Jean Marie Assan à Nouakchott par exemple ", la bonne humeur et le bonheur des enfants. Les sourires, les visages expressifs, l'engouement des enfants à transporter les cartons, le désir de nous revoir, nous laissent croire que notre projet a atteint son objectif et bien au-delà le cœur des gens que nous avons pu rencontrer.
Si des doutes pouvaient exister avant le départ quant à la destination et l'utilisation des dons, l'expérience de ce parcours nous a rapidement permis de les dissiper et de penser à l'avenir en pariant sur la naissance probable d'un autre projet de ce type. Le contact avec les bénéficiaires des dons est gardé, ce qui permet à l'association d'avoir une vision sur l'utilisation des équipements et les avantages dans l'organisation de certains domaines (hôpital de St Louis, centre de formation professionnelle à Nouakchott).
L'étonnement des gens devant notre aventure était aussi perceptible quand nous leur avons évoqué notre traversée " du désert ". Elle a été difficile mais elle faisait partie intégrante du projet la meilleure preuve étant que " l'autre chemin " un moment évoqué (le train et la route) ne faisait pas que des heureux.

C'est l'autre facette du projet. L'aventure au service de l'humanitaire dans les difficultés journalières a prouvé au moins une chose, c'est la force d'un groupe à vouloir atteindre l'objectif, à surmonter les tensions, les moments de doute, à vivre pleinement les moments forts, de plaisir et de bonheur.
Chacun est sorti de sa bulle pour se fondre dans un environnement exceptionnel qui nous a tous portés vers la réussite d'une action humanitaire empreinte d'aventure.

Pour terminer sur une note plus un peu plus modeste disons qu'Action Sans Frontière est une association … parmi tant d'autres qui oeuvrent dans le même sens et nos contacts, nos rencontres ou le simple fait d'en parler permettent de mesurer l'importance qu'a pris le mot " humanitaire " dans la vie. Il y a tellement de façons de donner. Nous avons simplement choisi la nôtre. .


tous droits réservés N. Disson et S@m@rinet - mars 2003